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Cet article est issu du dossier «Face à la crise»

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L’âge d’or de la microfinance

Ils sont apparus dans les années 1990, dans un contexte de faillites bancaires, de baisse des salaires et de dévaluation du franc CFA. Créés pour la plupart par d’anciens cadres de banque licenciés, les établissements de microfinance ont proliféré, profitant du vide juridique, pour se livrer à une activité d’épargne et de crédit. Après un écrémage effectué en 2002 par les autorités sous l’égide de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), seuls 440 établissements sont désormais autorisés à collecter l’épargne des pauvres, exclus du système bancaire classique dont les services coûtent trop cher pour leurs bourses.

Qu’ils aient un statut coopératif, mutualiste ou associatif, leur activité reste très encadrée, mais aussi encouragée par le gouvernement car, selon le ministre des Finances, Lazare Essimi Menye, la microfinance « est un instrument adapté à l’environnement socioculturel du Cameroun ». Comment ignorer, en effet, un secteur qui draine plus de 620 000 clients pour des dépôts atteignant 95 milliards de F CFA (145 millions d’euros) et 61 milliards de crédits octroyés ?

Le géant du secteur, leader de la microfinance en Afrique centrale, est un réseau de 191 coopératives, la Ligue des Caisses populaires coopératives du Cameroun (Camccul). Elle re­groupe 196 922 membres et son épargne s’élève à 41 milliards de F CFA pour 26 milliards de crédits. Chapeauté par Afriland First Bank (voir ci-contre), le réseau de Mutuelles communautaires de croissance (MC2) compte quant à lui 70 structures opérationnelles, regroupant quelque 90 000 membres, dont 22 % sont des femmes, et près de 6 000 groupes et associations. Pour l’exercice 2007, le total des dépôts des MC2 s’élevait à plus 14 milliards de F CFA, pour 30 milliards de crédits distribués. 

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