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OPA sur Assabah

Dar Assabah, le principal groupe privé de la presse écrite tunisienne a, de manière inattendue, ouvert son capital à l’homme d’affaires Mohamed Sakhr el-Materi, par ailleurs gendre du président Zine el-Abidine Ben Ali.

El-Materi a acquis, fin mars 39,5 % de ce capital auprès de trois des six enfants du fondateur, Habib Cheikhrouhou. Il dispose donc, en théorie, d’au moins trois des sept sièges du conseil d’administration que présidait jusque-là Fatma Bakir-Cheikhrouhou. Le nom de cette dernière ne figure plus dans l’ours des quotidiens Assabah (arabophone) et Le Temps (francophone) depuis le 27 mars.

El-Materi, qui n’a pas encore rendu son acquisition publique, n’a a fortiori pas indiqué s’il comptait poursuivre cette sorte d’offre publique d’achat (OPA) amicale. Parmi ceux qui n’ont pas vendu figurent Raouf, directeur général du groupe depuis 2000, et son frère aîné Moncef Cheikhrouhou, professeur d’économie à HEC-Paris.

La direction de Dar Assabah ne confirme pas le nom de l’acquéreur, mais dans un entrefilet, paru le 3 avril, évoque l’entrée d’un « partenaire de renom » avec qui elle partage « les mêmes objectifs et valeurs en vue de promouvoir la presse indépendante ».

À 29 ans, l’homme d’affaires préside déjà Princesse El-Materi Holding, actif dans le commerce automobile, le tourisme de croisière, la banque, l’agroalimentaire et l’immobilier. Membre du conseil d’administration d’Adwya, leader de l’industrie pharmaceutique, il est aussi présent dans les médias, avec la station radiophonique Zitouna, qui diffuse des émissions religieuses dans la ligne de la tradition moderniste. Il envisagerait de lancer une chaîne de télévision.

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