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Les secteurs prioritaires

| Par Jeune Afrique

Pour faciliter la réalisation de l’objectif gouvernemental, qui est de doubler les exportations industrielles de 15 à 30 milliards de DT (de 8 milliards à 16 milliards d’euros) et de tripler les investissements pour atteindre 3 milliards de DT à l’horizon 2016, la stratégie pour attirer les IDE mise désormais sur le haut de gamme. D’abord dans les secteurs traditionnels pour lesquels l’avantage compétitif de la Tunisie est établi et qui sont tirés vers le haut par des créneaux technologiques à haute valeur ajoutée. C’est le cas des industries mécaniques, électriques et électroniques (y compris l’aéronautique et la plasturgie), des technologies de l’information et de la communication (TIC), du textile et de l’agroalimentaire.

De nouveaux secteurs émergent par ailleurs, pour lesquels le pays veut devenir un pôle d’exportation. À commencer par les services liés à la santé, dont la valeur des exportations s’élève à plus de 320 millions de DT. Le ministre de la Santé, Mondher Zenaidi, s’emploie à mettre en place une stratégie visant à capitaliser l’expérience acquise afin de multiplier ces recettes par dix à l’horizon 2016.

Les transports et la logistique ont aussi un avenir prometteur, de par la position géostratégique de la Tunisie et à la faveur de divers grands projets, comme le nouvel aéroport international (voir p. 76) et la réalisation du port en eau profonde d’Enfidha. Sans compter les possibilités offertes par les 7 ports de commerce, les 6 ports de plaisance et le développement des activités de maintenance dans les transports maritime et aérien.

Enfin, selon le cabinet de conseil en stratégie Kearney, qui fait autorité en matière de délocalisation de services, la Tunisie disposerait d’un potentiel permettant de redessiner la carte de l’offshoring à son avantage, à la suite de la perte partielle d’attractivité des pays de l’Est européen. Dans le classement réalisé par ce cabinet, de 2004 à 2009, la Tunisie est passée du 26e au 17e rang mondial des sites les plus attractifs pour les services d’offshoring (saisie et traitement de données, services d’appui technique de base, centres d’appels, activités d’ingénierie et de recherche et développement…). Désormais doté d’une offre solide, notamment dans les TIC, le pays, qui forme 3 500 ingénieurs par an (7 000 à l’horizon 2012), est en train de conduire une étude stratégique sur l’offshoring, dont les premiers résultats seront connus avant la fin de l’année.

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