Agroalimentaire

Gabon : Olam lève le pied dans les engrais

| Par Jeune Afrique
Le président Ali Bongo visite les installations d'Olam. DR

Le président Ali Bongo visite les installations d'Olam. DR ©

Endetté, le singapourien Olam a décidé de réduire de moitié ses dépenses d’investissement d’ici à 2016 et de réduire sa participation dans l’usine d’engrais du Gabon.

La société agro-industrielle singapourienne Olam tente de mettre fin à une période d’incertitude de cinq mois liée à un niveau d’endettement relativement élevée. À l’issue d’une revue stratégique dont elle a rendu publiques les conclusions aujourd’hui jeudi 25 avril, elle a annoncé qu’elle allait réduire de moitié ses dépenses d’investissement et réduire son endettement. Il faut dire que, depuis fin novembre, Olam subit la pression de ses investisseurs pour revoir à la baisse ses projets d’expansion.

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Le groupe a indiqué que ces mesures devaient permettre de réduire les dépenses en capital de plus d’un milliard de dollars singapouriens (808 millions de dollars US) pour atteindre entre 1,2 et 1,6 milliard de dollars singapouriens. Olam envisage des flux de trésorerie positifs pour l’exercice clos en juin 2014. En ce qui concerne son plus gros investissement en Afrique, une usine d’engrais au Gabon, il a indiqué qu’il chercherait à réduire sa participation.

Dans un document de présentation de sa nouvelle stratégie, Olam a donné plus de détails sur cette évolution. Alors que le coût de développement de l’usine d’engrais est estimé selon un document récent de la Société financière internationale (Groupe Banque mondiale) entre 1,5 et 2 milliards de dollars, le contrat passé avec Technip pour l’ingénierie et la construction sera élargi à d’autres partenaires afin de réduire les frais.

Par ailleurs, Olam entend réduire à moins de 50% sa participation dans Gabon Fertilizer Company (GFC), la société qui porte le projet.GFC est actuellement détenu à hauteur de 62,9% par Olam, 25,1% par l’indien Tata et le solde par la République du Gabon. Olam indique avoir déjà entamé ce processus de cession. Le calendrier du projet ne semble toutefois pas devoir être affecté par ces évolutions, selon le groupe singapourien, la fin de la préparation du site étant prévu pour septembre prochain.

Pour faire face à ses besoins en fonds propres, Olam peut compter sur Temasek, actionnaire de référence avec 24% du capital qui a souscrit à une levée de 712,5 millions de dollars en janvier.

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