Politique

Bolloré-Dupuydauby : la guerre du web

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En réponse à son rival Jacques Dupuydauby, qui, furieux de s’être fait éjecter fin mai de son bastion du port de Lomé, a ouvert un blog sur lequel il balance semaine après semaine des documents censés lui nuire, le groupe Bolloré observe d’un œil approbateur la contre-attaque des autorités togolaises.

Elle-même mise en cause par l’homme d’affaires français, qui a notamment rendu publiques des lettres du chef de l’État Faure Gnassingbé datant de 2004 (à l’époque où il était ministre de son père), la présidence envisage de laisser filtrer toute une série de pièces, dont certaines ont été saisies le 26 mai lors d’une perquisition effectuée dans la villa loméenne de Dupuydauby – et dont J.A. a obtenu copie. Dans le lot, on trouve notamment le détail des créances des sociétés du groupe Progosa à l’égard du Port autonome de Lomé, les chiffres du redressement fiscal demandé par la direction des impôts (12 milliards de F CFA au total), un certain nombre de factures, les statuts de Destra International, société de droit tunisien fondée par l’un des adjoints de Dupuydauby, les emprunts bancaires de la société SE2M Togo, etc. Cerise sur le gâteau : un relevé des mouvements du compte de la fondation Progosa pour l’Afrique ouvert auprès de l’Union togolaise de banques, et notamment les virements en faveur de celle qui, jusqu’au 2 juin, en était la présidente : l’ex-ministre française de la Coopération et de l’Outre-Mer, Brigitte Girardin. Un vrai puzzle qu’il convient désormais d’assembler… en attendant le énième épisode de la guerre des ports.

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