Justice

« Super Glue » se défend

Depuis le début de son procès, en janvier 2008, il se tenait au fond de la salle, drapé dans un parfait silence. Mais le 13 juillet, Charles Taylor a enfin ouvert la bouche. Après avoir écouté, pendant un an, les 91 témoins du procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), qui accuse l’ex-président libérien (au pouvoir de 1997 à 2003) d’avoir soutenu la rébellion du Front révolutionnaire uni (RUF) pendant la guerre en Sierra Leone (1991-2001), la défense a désormais la parole. « Je suis père de quatorze enfants et petits-enfants, j’ai combattu toute ma vie pour faire ce que je pensais être juste », a commencé l’accusé, vêtu de l’un de ces élégants costumes que ses proches ont l’habitude de lui faire parvenir. Arrêté en mars 2006, « Super Glue » (surnom de Taylor, les billets de banque passant entre ses mains ayant l’habitude d’y rester), qui plaide non coupable, a été transféré à La Haye deux mois plus tard. Si, pour des questions de sécurité, son procès ne se tient pas à Freetown mais dans l’enceinte de la Cour pénale internationale (CPI), c’est bien par le TSSL, créé en 2002 par les Nations unies et la Sierra Leone, qu’il est jugé. Sous le coup de onze chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, il est le dernier accusé du TSSL à comparaître. Les huit autres, tous des chefs de guerre, ont écopé de peines allant de quinze à cinquante-deux ans de prison. Le verdict pourrait tomber en 2010.

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