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Cet article est issu du dossier «Dix ans qui ont changé le Maroc»

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Les fers de lance de l’industrie

Laboratoire fabriquant des composants pour STmicroelectronics, à Rabat © DR

Lancé en 2005, le plan Émergence doit favoriser l’essor de six secteurs porteurs, orientés vers l’export, appelés à jouer les locomotives économiques.

Une logique claire, un plan bien tracé – le fameux Pacte national pour l’émergence industrielle – et beaucoup de volonté. Le Maroc compte pousser son avantage dans six secteurs où ses entreprises sont les plus compétitives : l’offshoring, l’électronique, l’automobile, l’aéronautique et le spatial, l’agro­alimentaire et les produits de la mer, le textile et le cuir. Sur sa lancée, en 2006, le gouvernement a par ailleurs doublé le plan Émergence par le plan Envol, qui prolonge les axes stratégiques de développement à la microélectronique, aux biotechnologies et aux nanotechnologies. De 2009 à 2015, l’objectif minimal d’Émergence est de créer 220 000 emplois, de muscler le PIB d’au moins 50 milliards de DH (4,5 milliards d’euros, soit + 7,5 %) et d’attirer autant d’investissements dans le secteur privé.

Zones franches, incitations fiscales (dont la limitation de l’impôt sur les revenus réels à 20 %), aides à l’installation (à hauteur de 10 % des investissements), aides à la formation continue et au recrutement, plans de formation en rapport avec les besoins des différentes filières… Une véritable batterie de coups de pouce financiers et sociaux, de plus de 12 milliards de DH (1 milliard d’euros), est au cœur du « Pacte » passé entre le gouvernement et les entreprises.

Si ce dernier est très axé sur le développement de secteurs clés, il ne néglige cependant pas l’approche transversale, en délimitant quatre chantiers majeurs. Le premier est un programme de « plateformes industrielles intégrées », qui visent à fournir la meilleure offre possible aux investisseurs en termes de services et d’aménagements immobiliers et logistiques dans une vingtaine de zones en forte croissance (agropoles, parcs offshore…). Les deuxième et troisième chantiers concernent les domaines de la formation et de la compétitivité des entreprises, par des primes aux investissements et la création d’écoles professionnelles gérées par les entreprises et les fédérations professionnelles. Le quatrième chantier porte sur l’amélioration de l’environnement des affaires. Un domaine sensible, mais indispensable au développement des PME, qui représentent 95 % du tissu économique marocain.

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