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Le Polisario perd un « historique »

Si elle n’a pas surpris les dirigeants du Front Polisario, la défection d’Ahmedou Ould Souilem, qui a été reçu en audience le 30 juillet à Tanger par le roi Mohammed VI avant d’annoncer officiellement son ralliement au Maroc, n’en constitue pas moins un vrai coup dur pour les indépendantistes sahraouis. Fils d’un ancien député aux Cortes (Parlement espagnol), ce natif de Dakhla âgé de 58 ans a adhéré au Polisario en 1975, peu après sa fondation, avant d’occuper d’importantes fonctions au sein du mouvement. Tour à tour repré­sentant de la RASD à l’étranger (à Téhé­ran, Luanda, Bissau, Panama), puis au sein de l’ex-commission d’identification de l’ONU pour le référendum, il a ensuite été nommé ministre conseiller auprès de Mohamed Abdelaziz. Surtout, Ould Souilem est le cheikh incontesté de l’importante tribu des Ouled Delim, présente tant dans le sud du Maroc qu’en Mauritanie et dans les camps de Tindouf. Un conflit personnel avec Abdelaziz semble être l’une des origines de son départ. Rétrogradé en avril 2008 au poste de directeur au sein du ministère des Affaires étrangères, il démissionne, rejoint la Mauritanie puis l’Espagne, avant de se décider à venir grossir les rangs déjà fournis des ex-responsables du Polisario ralliés au royaume.

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