Politique

Israël-Palestine : Netanyahou, ou la quadrature du cercle

Le Premier ministre israélien dit vouloir reprendre rapidement les pourparlers de paix avec les Palestiniens, mais rejette fermement le gel total des activités de colonisation.

« Israël et les États-Unis espèrent trouver rapidement un compromis sur la question des colonies juives dans les territoires occupés », a répété Benyamin Netanyahou au cours de sa tournée européenne, la semaine dernière. « Les deux pays, a déclaré le Premier ministre israélien lors d’une conférence de presse à Londres le 25 août, recherchent une “formule de rapprochement” sur la question du gel de la colonisation réclamé par Washington. » Gordon Brown, le chef du gouvernement britannique, et Angela Merkel, la chancelière allemande, abondent dans le sens du président des États-Unis, Barack Obama, et exigent également de Tel-Aviv l’arrêt total de toute construction en Cisjordanie. À l’issue de son entretien avec Netanyahou, Gordon Brown s’est dit « confiant » sur les chances de relancer le processus de paix, mais il a ajouté que la poursuite de la colonisation est « un obstacle à la solution de deux États ».

Selon les médias israéliens, le fossé entre Tel-Aviv et Washington est encore profond quant à la durée d’un éventuel gel des implantations juives et à la possibilité ou non de poursuivre les constructions en cours. Netanyahou, dont la survie politique dépend de l’aile droite de son gouvernement, favorable à la poursuite de la colonisation, insiste pour que le gel ne dure pas plus de six mois. Et rejette fermement tout arrêt des constructions à Jérusalem-Est, que les Palestiniens considèrent comme leur future capitale. « Jérusalem n’est pas une colonie, a martelé Netanyahou, et Israël n’y acceptera aucune restriction à sa souveraineté. » Les Américains, dont les Arabes attendent qu’ils fassent reculer Tel-Aviv sur la question des colonies en échange d’une future normalisation des relations avec l’État hébreu, souhaitent que les activités de colonisation soient suspendues pendant un, voire deux ans.

Les deux parties pourraient trouver un terrain d’entente d’ici à la tenue des assemblées générales de l’ONU, prévues à la fin de septembre, à New York. Des responsables américains ont laissé entendre que le président Obama souhaitait organiser un sommet tripartite avec Netanyahou et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, en marge de ces assemblées générales. Le Premier ministre israélien, qui s’est dit favorable à la tenue d’un tel sommet, espère que les pourparlers de paix avec les Palestiniens reprendront rapidement. Mahmoud Abbas, de son côté, qui a suspendu les négociations avec Israël lors de l’offensive de Tsahal contre Gaza en décembre et janvier derniers, a également accepté, après avoir posé comme préalable à la reprise des discussions l’arrêt total de la colonisation, le principe d’une telle rencontre. Pendant ce temps, selon l’organisation israélienne La Paix maintenant, les constructions se poursuivent dans les territoires occupés…

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