Dossier

Cet article est issu du dossier «Israël-Afrique Le grand retour»

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Société

La Terre promise des migrants

| Par Jeune Afrique

Quelque 10 000 réfugiés africains sont entrés en Israël à travers le Sinaï ces cinq dernières années. Pour la plupart, ce sont de jeunes Érythréens qui ont fui le régime d’Asmara et l’enrôlement forcé dans l’armée de leur pays, ou des ressortissants soudanais chassés du Darfour par les milices djandjawids. Seuls 600 Darfouris ont obtenu un statut officiel de réfugié permanent, et 2 000 Érythréens une carte de résident temporaire. Les autres sont devenus des « sans-papiers » que l’on retrouve dans les jardins publics, errant le long des routes dans le sud du pays ou entassés dans des hôtels de fortune à la recherche de petits boulots. Près de 80 sont, par ailleurs, détenus dans des prisons, et Israël, dépassé par ce phénomène récent, a obtenu de l’Égypte qu’elle verrouille sa frontière. Désormais, dans le désert du Sinaï, on tire à vue. Une dizaine de migrants, au moins, auraient été ainsi abattus depuis l’année dernière, selon plusieurs témoignages recueillis par des organisations de défense des droits de l’homme.

Cette migration remonte à décembre 2005 lorsque la police égyptienne a violemment réprimé une manifestation de Subsahariens, au Caire, faisant au moins vingt-sept morts. Du jour au lendemain, des centaines de familles qui vivaient péniblement en Égypte ont décidé de fuir, de traverser le Sinaï, au risque de leur vie. Israël est devenu une « Terre promise ».

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