Écoles d'ingénieurs

Maroc : Centrale Paris s’implante à Casa

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Une réplique de la célèbre école d'ingénieur française va ouvrir ses portes dans le royaume en 2014. À la clé, un partenariat gagnant-gagnant.

C’est l’un des principaux accords sur l’enseignement supérieur signés le 3 avril dernier entre Rabat et Paris, lors du déplacement de François Hollande au Maroc. À la rentrée 2014, Casablanca aura son École centrale (ECC). Cette grande école publique française, fondée en 1829 par un entrepreneur privé avant d’être léguée à l’État en 1857, forme des ingénieurs pour les grandes entreprises essentiellement. L’idée d’une implantation au Maroc revient à d’anciens centraliens marocains – les plus nombreux parmi les étudiants étrangers de la prestigieuse école -, au milieu des années 2000. « Sans doute avaient-ils eu vent qu’un tel accord venait d’être signé, en 2004, avec Pékin, indique Hervé Biausser, directeur de Centrale Paris, qui gère l’ingénierie pédagogique du projet tandis que le Maroc en assure le financement. Mais ce qui a cristallisé l’idée, c’est le Pacte national pour l’émergence industrielle (de 2009 à 2015) et son volet formation, préparé par l’ex-ministre de l’Industrie, Ahmed Chami, lui-même ancien centralien. »

Salve de projets euro-méditerranéens

Outre l’École centrale, sept accords de partenariat dans l’enseignement supérieur ont été paraphés entre Rabat et Paris le 3 avril dernier. Ils ont trait à la recherche et à la formation d’ingénieurs dans les technologies, les transports et la logistique, l’architecture, la santé et l’énergie. Seul le projet d’Institut international euro-méditerranéen de la technologie (Insa international) cite l’Afrique subsaharienne comme cible. Pourtant, « ces accords s’inscrivent dans le cadre de la construction d’un espace euro-méditerranéen de l’enseignement supérieur et de la recherche renforcé, ouvert sur le continent africain », selon le ministère français de l’Enseignement supérieur. S. A.-H.

L’ECC suivra le modèle français avec un cursus de trois années, les deux premières proposant un enseignement général et la dernière une spécialisation à déterminer par les autorités marocaines, selon les besoins de leur économie. Pour trouver les cent élèves de la première promotion, l’ECC pourra compter sur les classes préparatoires aux grandes écoles. Le recrutement et la formation des professeurs, majoritairement marocains, vont bientôt être lancés. Les centraliens de Casa pourront aussi assister à des cours de professionnels locaux et de professeurs du Groupe des Écoles centrales, de l’École normale supérieure de Cachan (Paris) et de Supélec (École supérieure d’électricité).

Biculturels

Mais l’implantation de Centrale au Maroc doit aussi resserrer les liens économiques. En Chine, où l’école a ouvert ses portes en 2005 et honoré une deuxième promotion en janvier dernier, Centrale Pékin est décrite par sa maison mère comme un « véritable levier pour soutenir le développement des liens économiques entre la France et la Chine, mettant à disposition des entreprises un vivier d’ingénieurs biculturels de haut niveau ». La démarche marocaine est la même, bien que les liens entre Rabat et Paris soient historiquement plus forts. Les étudiants de l’ECC sont « destinés à travailler dans de grandes entreprises marocaines ou étrangères, en particulier françaises, ou au sein de start-up, poursuit Hervé Biausser. Renault, Safran, Bouygues, Société générale et l’Office chérifien des phosphates se sont déjà dits prêts à recruter ».

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Il est également prévu que l’ECC ouvre ses portes aux étudiants d’Afrique subsaharienne, étendant l’influence franco-marocaine au-delà du royaume. « J’étais convaincu de la nécessité de nous développer en Afrique. Cela serait une folie de la part de la France de ne pas s’intéresser à ce continent. Mais la politique de l’ECC envers l’Afrique subsaharienne relève du royaume, précise le directeur de Centrale. C’est un établissement de droit marocain. »

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