Société

Japon: harceleurs harcelés

| Par Jeune Afrique

Au Japon, un chikan est un pervers sexuel. Précisément : un homme qui, dans les lieux publics, se laisse ­aller à des gestes déplacés à l’égard des femmes. Ces déplaisants personnages ont apparemment une prédilection marquée pour les transports en commun et, singulièrement, les métros bondés de Tokyo et d’Osaka aux heures de pointe. Bien sûr, le phénomène existe dans tous les pays, mais il prend ici la dimension d’un fléau. Selon un sondage, 64 % des femmes entre 20 ans et 30 ans auraient, dans la capitale, été victimes d’un ou de plusieurs chikans. Seul un petit nombre d’entre elles ont porté plainte.

Après avoir longtemps minimisé le problème, la mairie de Tokyo a fini par lancer une campagne d’affichage dans le métro, avec ce slogan à l’adresse des harceleurs : « Ne faites pas ça, c’est illégal ! » Désormais, des policiers en civil patrouillent dans les rames. Pas moins de 6 000 suspects ont été arrêtés l’an dernier. Ils sont passibles de lourdes peines d’emprisonnement. Au début du mois, une « semaine anti-­harcèlement » a même été organisée dans tout le pays. Avec un certain succès, s’il faut en croire les associations féminines. Mais la peur du gendarme n’a manifestement aucune prise sur l’honorable Tsutomu Yamane, 30 ans, photographe pour le quotidien Tokyo Shimbun. Dès le premier jour de la campagne, notre très indélicat confrère s’est fait pincer en train de caresser une adolescente de 15 ans !

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