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Cet article est issu du dossier «Tunisie, du bon usage de la modernité»

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Santé

Problèmes de riches

Suralimentation, obésité, vieillissement de la population... La Tunisie fait face à des enjeux de pays développés. Quelle sera la facture ?

Toute médaille a son revers et la Tunisie, qui aligne des indicateurs de développement humain au vert, va devoir faire face à des problèmes d’un genre nouveau pour elle. Des problèmes de riches…

Les plus importants bouleversements vont d’abord survenir sur le plan démographique. Instauré dès 1966, le planning familial a permis de réduire considérablement le taux de natalité. Parallèlement, grâce au progrès en matière de santé et d’hygiène, le pays, dont l’espérance de vie a augmenté (elle se situe à 74 ans), voit aujourd’hui sa population vieillir à un rythme accéléré. La pyramide des âges est donc en train de se déformer avec, à court terme, un impact sur la vie économique, politique et sociale. Dans le meilleur des cas, la population devrait croître de 25 % dans les vingt-cinq prochaines années pour atteindre un total de 12,5 millions d’habitants, tandis que le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus doublera, leur proportion passant de 9 % à 17,7 %. Ainsi le pays doit, dès maintenant, penser à l’organisation financière de ses systèmes de pensions, de retraites et de couverture sociale.

La démographie n’est pas le seul domaine dans lequel la société tunisienne doit affronter des soucis de pays développés. Alors que les classes moyennes gagnent en aisance et que les modes de vie s’occidentalisent, les Tunisiens découvrent aussi les problèmes de la suralimentation et de l’obésité. La profusion de produits alimentaires riches en graisses et en sucres a profondément modifié les habitudes alimentaires, surtout celles des jeunes. En plus, à cause de l’urbanisation et de la mécanisation, mais aussi de l’importance de la télévision et de l’ordinateur, les jeunes sont devenus casaniers et beaucoup plus sédentaires que ne l’étaient leurs parents. Donc, tous les ingrédients sont réunis pour qu’ils « fassent du gras » et cultivent des accidents cardio-vasculaires. Et, là encore, c’est le budget de la santé qui risque de prendre du poids.

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