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Cet article est issu du dossier «Tunisie, du bon usage de la modernité»

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Allô l’Afrique, ici Omniacom

Samir Kallel a quitté un poste de chercheur au Canada pour s'installer à Tunis © Hichem

Un millier de villages du continent raccordés aux réseaux de télécommunications, 70 % de chiffre d’affaires à l’export... La firme de Samir Kallel poursuit son rêve de grandeur.

Omniacom International veut devenir « le leader régional dans le domaine des réseaux d’accès des télécommunications », explique son directeur, Samir Kallel, 50 ans, docteur-ingénieur en télécommunications. Selon lui, sa firme en a désormais les moyens grâce au partenariat financier conclu en 2008 avec le Fonds d’investissement Tuninvest-AfricInvest doté de 500 millions de dollars qu’il investit dans des pays africains au nord et au sud du Sahara. Ainsi huit millions de dinars (4 millions d’euros) ont été injectés dans l’entreprise contre 30 % du capital.

L’entreprise a déjà « raccordé aux réseaux de télécommunications un millier de villages en Afrique, dont 306 en Tunisie et les autres dans des pays subsahariens comme le Mali, le Togo, la Guinée, l’Angola, et la Gambie », précise Samir Kallel. Il ajoute : « En s’engageant dans ce créneau, Omniacom est devenu leader dans sa spécialité en Tunisie et veut le devenir dans toute l’Afrique. »

Matériel adapté

La firme réalise 70 % de son chiffre d’affaires à l’export et 30 % en Tunisie. Elle est présente dans une douzaine de pays du continent, plus particulièrement en Afrique de l’Ouest, mais aussi en Afrique centrale et en Afrique australe, et s’applique à s’implanter en Afrique de l’Est. « Nous poursuivons la mise en place de filiales pour être proches de nos clients et assurer le transfert du savoir-faire », explique Kallel.

Aujourd’hui, Omniacom se présente comme une entreprise de conception, ingénierie, fabrication et déploiement de systèmes de réseaux d’accès de télécommunications. Téléphone, Internet haut débit, données, vidéo, sont désormais à la portée des zones les plus reculées, par des liaisons filaires ou non-filaires. En Afrique, l’approche d’Omniacom consiste à fabriquer du matériel robuste, adapté aux conditions climatiques et aux besoins de maintenance, et à optimiser les solutions, comme utiliser l’énergie solaire pour des économies d’énergie et là où il n’y a pas de réseau électrique.

Omniacom vend du solide (du hardware) et des solutions sur un créneau où l’on se bouscule peu : connecter des populations oubliées par la révolution technologique du téléphone, de l’Internet et du multimédia. L’idée de ce challenge est de Samir Kallel. Alors professeur-chercheur au département de génie électrique et informatique de l’université de Colombie britannique, à Vancouver, au Canada, et consultant pour plusieurs firmes internationales (Motorola, Data Mobile et Sierra Wireless) spécialisées dans les communications sans fil, Kallel décide de répondre présent lorsque la Tunisie ouvre son premier technopôle des TIC. C’est ainsi qu’il crée Omniacom en 1999.

Depuis, l’entreprise siège au technopôle d’El-Ghazala. Et dans ce site situé à dix minutes de l’aéroport de Tunis-Carthage et à une dizaine de kilomètres des plages du golfe de Tunis, les start-up naissent et périssent à toute vitesse. En effet, de celles que Jeune Afrique a visitées il y aura bientôt dix ans, seule Omniacom est encore là.

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