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Cet article est issu du dossier «Telecoms : agitation sur toutes les lignes»

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Les équipementiers réduisent les coûts des opérateurs

| Par Jeune Afrique
Une antenne d'Ericsson au Maroc

Une antenne d'Ericsson au Maroc © Ericsson

Pour coller aux exigences économiques de leurs clients, les spécialistes de l’équipement télécoms rivalisent de solutions et de produits novateurs.

« Avec un nombre d’affiliés qui continue de croître mais un revenu moyen par abonné (Arpu) qui diminue, les opérateurs de téléphonie mobile sont dans une logique de réduction des coûts opérationnels et d’exploitation de leurs réseaux dont ils poursuivent le développement en Afrique », indique d’entrée Robert Rudin, directeur général d’Ericsson Sénégal, filiale de l’équipementier scandinave qui couvre douze pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Du coup, les équipementiers doivent rivaliser d’innovations ou de services à valeur ajoutée pour décrocher un contrat de construction ou d’extension de réseaux avec un opérateur mobile. D’autant que, pour faire la différence, leur marge de manœuvre est étroite sur un marché très concentré où ils ne sont qu’une poignée de géants mondiaux à s’activer tels que Alcatel-Lucent, Nokia-Siemens Network, Cisco, Harris Stratex Network (HSTX), Ericsson, Motorola… et les chinois ZTE et Huawei.

« Pour densifier leurs réseaux urbains ou étendre leur couverture de zones rurales, les opérateurs font pression sur les tarifs des équipementiers, qui se livrent une concurrence féroce. Sur ce créneau, les chinois sont très forts en cassant les prix », souligne Roger Diogo, ex-directeur du développement sur l’Afrique de l’équipementier Nortel. « Il nous faut donc être de plus en plus innovants dans nos produits et dans nos solutions », insiste Robert Rudin. Ericsson a ainsi choisi de développer des stations radio à faible consommation d’énergie mais aussi puissantes que les stations conventionnelles qui équipent les réseaux de téléphonie mobile. En Guinée-Conakry, par exemple, l’équipementier a installé pour le français Orange des stations basse consommation à base d’énergie solaire. À l’instar de ses concurrents, il opte aussi pour des solutions novatrices en jouant sur la réduction du coût d’exploitation des réseaux des opérateurs. « En juin dernier, Zain nous a confié l’exploitation de son réseau au Nigeria avec un objectif de baisse des coûts. C’est le premier contrat d’externalisation de la sorte en Afrique », explique Robert Rudin. L’énorme potentiel du Nigeria attise d’ailleurs la convoitise de nombreux équipementiers dans le sillage des opérateurs. « Nous avons décroché un gros contrat dans le pays », révèle-t-on chez Harris Stratex Network.

En attendant, certains spécialistes préparent les technologies et réseaux sans fil de demain, moins chers que le bon vieux GSM. Les réseaux à haut débit de troisième génération, qui émergent déjà notamment au Maghreb, remplaceront d’ici à cinq ans la technologie GSM. Ericsson, et d’autres, s’y attellent. « On consacre beaucoup de R & D aux équipements de pointe des futurs réseaux de téléphonie mobile. On saute ainsi l’étape du haut débit des réseaux fixes », conclut Robert Rudin. 

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