Dossier

Cet article est issu du dossier «Les 12 travaux d'Ali»

Voir tout le sommaire
Politique

Se faire un prénom

| Par

« Le vrai changement n’est pas seulement un changement de cap, mais un changement de mentalité », déclarait déjà Ali Bongo Ondimba (ABO), le 19 septembre 2008, lors du congrès du Parti démocratique gabonais (PDG). Jusqu’à présent, « c’est peut-être la méthode qui a manqué », osera-t-il même ajouter. La méthode ? Il semblait déjà la peaufiner en secret, aidé par les nombreux contre-exemples de la gouvernance de « chef de village batéké », paternaliste et prodigue.

Son premier défi sera donc d’imprimer sa marque. Le nouveau président a d’autres référents, plus proches du pragmatisme anglo-saxon. D’où le choix de faire apparaître de nouveaux visages et d’afficher sans attendre un style plus moderne. Ce renouvellement l’a obligé à se débarrasser de certains fidèles de son père qui, pourtant, l’avaient fait roi en soutenant son investiture, par instinct de conservation pour certains et par loyauté à OBO pour d’autres.

Son deuxième challenge sera de rompre avec l’immobilisme ambiant, et d’insuffler la culture du résultat à une classe dirigeante « fonctionnarisée » et anesthésiée par le confort de l’économie de rente. « Nos concitoyens sont devenus très exigeants », déclare-t-il. L’objectif est de faire du Gabon un pays « émergent » à brève échéance. Reste à trouver des hommes capables de jouer la belle musique écrite par le nouveau maestro…

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA309_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte