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Cet article est issu du dossier «Les 12 travaux d'Ali»

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Diplomatie

Clarifier les relations avec Paris

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Deux voyages secrets en six semaines… À la mi-août, le secrétaire d’État français à la Coopération Alain Joyandet se rend en Guinée équatoriale pour demander à Teodoro Obiang Nguema de ne plus jouer contre le candidat Ali. Puis, du 25 au 27 septembre, le futur chef de l’état, pas encore investi, va à Paris. Tandis que les résultats de la présidentielle sont toujours contestés, il rencontre le même Joyandet, le secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant et le conseiller officieux Robert Bourgi. Entre la France et le Gabon, les intrigues continuent. Simple coïncidence ? C’est vingt-quatre heures après l’arrivée d’Ali à Paris que la Cour constitutionnelle gabonaise annonce qu’elle va recompter toutes les voix de la présidentielle du 30 août et que « le droit sera respecté »…

« Il faut que tout change pour que tout reste comme avant »… La célèbre devise du roman Le Guépard est de circonstance. Un temps, Nicolas Sarkozy a voulu fermer la base militaire de Libreville. Trop coûteuse. Mais en coulisses, la famille Bongo Ondimba, père et fils, a tout fait pour l’en dissuader. Avec succès. « C’est donnant-donnant, commente un décideur à Libreville. Les Français protègent notre régime contre les menaces intérieures et extérieures. En échange, nous soutenons leur politique en Afrique et ailleurs. » La clarification attendra.

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