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Mann veut la peau de Thatcher

| Par Jeune Afrique

Simon Mann, gracié par le président Teodoro Obiang Nguema, est apparu amaigri à sa sortie de prison, mais ne semble pas avoir perdu de sa combativité. À peine arrivé à Londres, vingt-quatre heures après être sorti de la prison de Black Beach à Malabo, cet ancien officier britannique a fait savoir qu’il allait collaborer avec la justice britannique pour que la lumière soit faite sur le coup d’État manqué de 2004.

Condamné en juillet 2008 par un tribunal de Malabo à trente-quatre ans de prison pour une rocambolesque tentative de renversement d’Obiang Nguema en 2004, Simon Mann veut la peau de Mark Thatcher. Le fils de l’ancienne Première ministre, qui aurait financé une partie de l’opération, avait été condamné à une forte amende en Afrique du Sud où il habitait à l’époque. Mann a également laissé entendre qu’il était prêt à détailler l’implication de plusieurs autres personnalités.

À Malabo, c’est un mercenaire contrit qui a présenté ses excuses devant les caméras. « J’ai eu tort et je regrette. Je suis heureux que nous n’ayons pas réussi », a-t-il expliqué à sa sortie de prison.

Teodoro Obiang Nguema, qui le 29 novembre remettra son mandat en jeu après trente ans de pouvoir, a officiellement libéré Simon Mann et ses trois autres codétenus pour des raisons humanitaires. Un geste qui est intervenu à la veille de la visite du président sud-africain Jacob Zuma, en visite à Malabo pour parler investissements et bon voisinage. L’hôte, devenu encombrant, s’est montré très reconnaissant. « J’ai été reçu comme un invité et non comme un prisonnier », a dit l’ancien mercenaire.

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