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Cet article est issu du dossier «Un milliard d'Africains»

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L’exception maghrébine

S’il y a bien un domaine où l’Algérie et le Maroc se rejoignent, c’est celui de leur démographie. Avec un taux de fécondité de 2,34 enfants par femme en Algérie et de 2,33 au Maroc, ils ont tous les deux presque achevé leur transition démographique. Cependant, si l’on en croit le rapport du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) sur l’état de la population mondiale en 2009, la population marocaine devrait progresser moins vite qu’en Algérie. En 2050, il y aura 42,6 millions de Marocains, contre 49,6 millions d’Algériens.

Avec un territoire cinq fois plus grand que le Maroc et une population actuelle comparable, l’Algérie présente des taux de densité beaucoup plus bas que son voisin. Au Maroc, on dénombre 71 habitants au km2, contre 15 seulement en Algérie, où 90 % de la population vit sur 10 % du territoire.

Sur le plan démographique, le Maghreb est bien mieux loti que le reste du monde arabe. La Tunisie est à cet égard le pays le plus avancé, les autorités ayant mis en place un système de contrôle des naissances dès la fin des années 1950. Le Maroc n’a démarré sa transition démographique qu’au milieu des années 1970. La féminisation du travail, l’urbanisation et l’influence de la communauté des Marocains vivant à l’étranger ont contribué à mener le pays vers une plus grande modernité démographique. La transition algérienne est à la fois la plus récente et la plus spectaculaire. Au début des années 1980, les politiques étaient encore clairement pro-natalistes.

Sur le plan économique, cette modernité démographique est un atout pour les pays du Maghreb. La croissance de la population s’est ralentie et, désormais, les autorités vont pouvoir consacrer plus d’argent à la qualité de l’éducation et investir dans la santé. Reste que la population maghrébine vieillit très vite, et ce sont donc de nouveaux problèmes qui se profilent à l’horizon. Au Maroc, les plus de 60 ans représenteront 20 % de la population en 2040, alors qu’ils ne sont que 7 % aujourd’hui. Comme leurs voisins occidentaux, les pays du Maghreb vont devoir réformer leurs systèmes de retraite, de sécurité sociale mais aussi de prise en charge des personnes âgées.

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