Droits de l’homme

Russie: le pays ou tous est permis – surtout le pire

« La Russie est une monarchie absolue tempérée par l’assassinat », écrivait le marquis de Custine (1790-1857). Elle est aujourd’hui une monarchie vaguement élective qui… ne tempère pas grand-chose. Et surtout pas les violations des droits de l’homme. Deux exemples récents. Après tant d’autres.

Ivan Khoutorskoï (26 ans) est mort de deux balles dans la nuque, le 16 novembre, au pied de son immeuble moscovite. Membre d’un groupuscule d’extrême gauche, les Red and Anarchist Skinheads, il n’avait rien d’un enfant de chœur et était surnommé « brise-mâchoires » – ce qui donne un aperçu de sa psychologie. A-t-il été victime d’un concurrent ultranationaliste ? Possible, mais le modus operandi de son exécution fait plutôt penser à un « contrat ». Question : pourquoi les autorités laissent-elles les sites Internet d’extrême droite publier les noms et adresses de militants antifascistes et appeler à leur élimination ?

Sergueï Magnitski (37 ans) est mort, lui aussi, mais d’un arrêt cardiaque. Juriste, il travaillait pour un fonds d’investissements, Hermitage Capital Management. Accusé de fraude fiscale, il était incarcéré depuis près d’un an dans des conditions effroyables qui ont forcément aggravé la maladie du système digestif dont il souffrait. Question : pourquoi, en dépit de ses demandes réitérées, les autorités pénitentiaires ne lui ont-elles jamais prodigué le moindre soin ? Autre question : l’extrême dureté de ses conditions de détention avait-elle pour but, comme le soutiennent des organisations de défense des droits de l’homme, de le contraindre à avouer ?

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