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Cinquante ans de coopération russo-africaine

| Par Jeune Afrique

L’Institut des études africaines de l’Académie des sciences de Russie vient de fêter son cinquantième anniversaire. L’idée de la création de ce centre de recherche est née en 1959 lors d’une rencontre entre Nikita Khrouchtchev, leader soviétique de l’époque, et William Edward Burghardt Du Bois, l’un des premiers apôtres de l’émancipation des peuples africains. Aujourd’hui, l’institut est l’un des plus grands centres de recherches africaines dans le monde. Il emploie une centaine de chercheurs dont les ouvrages fondamentaux (1 500 depuis la création du centre) présentent une analyse originale et pertinente des problèmes historiques, politiques, sociologiques et culturels du continent africain.

L’institut a été étroitement impliqué dans la conception et la mise en œuvre de la coopération soviéto-africaine, dont le bilan est plutôt impressionnant. Il suffit pour s’en convaincre de citer le nombre des projets industriels, agricoles et culturels réalisés avec l’assistance soviétique (plus de 300), ainsi que celui des Africains diplômés des écoles supérieures de l’URSS (70 000).

L’un des thèmes majeurs de nos recherches porte aujourd’hui sur l’efficacité de l’aide internationale au développement économique de l’Afrique ainsi que sur le renforcement de la coopération russo-africaine. Les visites en Afrique des dirigeants russes témoignent de cet intérêt. Les investissements directs des sociétés russes en Afrique constituent 4 % du total des investissements directs à l’étranger de la Russie, soit de 4 milliards à 6 milliards de dollars (les investissements déclarés dépassent, eux, 10 milliards). Parmi les investisseurs figurent « les grands » du capital russe tels que Rusal, Gazprom, Lukoil, Alrosa, etc. Ce n’est qu’un début. Beaucoup d’obstacles, parmi lesquels figurent les imperfections de l’économie de marché en Russie, le niveau insuffisant de compétitivité des entreprises russes et leur méconnaissance des particularités du business en Afrique, restent à franchir. L’Institut des études africaines de Russie est là pour y aider.

Alexeï Vassiliev, directeur de l’Institut des études africaines de l’Académie des sciences de Russie, Moscou, Russie

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