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Quand l’Afrique réinvente ses villes

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Ouagadougou, la pionnière

Mis à jour le 30 novembre 2009 à 16:35

Vingt-cinq kilomètres d’est en ouest et une trentaine du nord au sud, la capitale burkinabè, l’une des plus étirées d’Afrique, poursuit son expansion. Le nouveau quartier Ouaga 2000 et la Zone d’activités commerciales et administratives (Zaca) ont permis de désengorger le cœur de la capitale burkinabè, qui compte, avec les 17 villages qui lui sont rattachés, près de 1,5 million d’âmes. Désormais, place au Grand ­Ouaga (GO). C’est dans ce vaste territoire de 3 300 km2, englobant la province du Kadiogo, siège de la commune urbaine de Ouaga et de 8 communes rurales, dont Loumbila, située dans le Plateau-Central, que vivront 4,5 millions de Ouagalais en 2015.

Pour relever les défis d’aménagement et de développement, un outil de planification a été élaboré : le Schéma directeur d’aménagement du Grand Ouaga (Sdago). Outre la réalisation de sites dont des zones d’activités, aussi bien urbaines que rurales, et d’infrastruc­tures de toutes sortes, qui bénéficieront de 500 milliards de F CFA (762 millions d’euros) d’investissements, la mise en place du Sdago s’accompagnera de l’augmentation du nombre d’arrondissements de la capitale, qui passeront ainsi de 5 à 12. Compte tenu de son ampleur, le Sdago sera piloté par l’État, via une commission régionale de l’urbanisme et de la construction du centre (Crucc). Toutefois, Ouaga, qui représentera 82 % de la superficie du GO, continuera de jouer un rôle central. Outre son budget – actuellement de 16 milliards de F CFA (24 millions d’euros) – appelé à augmenter, elle pourra compter sur ses parte­naires, dont la ville française de Bordeaux, venue récemment rejoindre le réseau de ­coopération décentralisée qui l’appuie dans certaines de ses réalisations.