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Cet article est issu du dossier «Quand l'Afrique réinvente ses villes»

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Pierre Goudiaby Atepa, architecte sénégalais

Quand on regarde aujourd’hui une ville africaine, il y a comme un étalage de la pauvreté. Que faisons-nous, par exemple, pour que ceux qui vendent des fruits dans les rues puissent avoir un étal moderne ? Ça n’a l’air de rien, mais c’est un signe extérieur de pauvreté qui peut être réglé par les architectes. J’ai lancé récemment un concours auprès d’étudiants pour qu’ils conçoivent des étals démontables et esthétiquement valables. Qu’ont fait les architectes pour que notre environnement soit plus propre, plus joli, plus fonctionnel ? Les Africains ne doivent pas avoir honte de concevoir un gratte-ciel et d’utiliser les énergies renouvelables. Ils doivent être décomplexés et audacieux. Je travaille sur la conception de la tour Kadhafi, qui sera érigée à Dakar et fera soixante étages. Elle sera la première tour solaire du monde.

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