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Quand l’Afrique réinvente ses villes

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3 questions à…Mohamed Ouanaya

Mis à jour le 1 décembre 2009 à 11:39

Président du directoire de la Compagnie générale immobilière (CGI), au Maroc

Jeune Afrique : La CGI est considérée comme l’unique opérateur intégré couvrant tous les domaines de l’immobilier au Maroc. Quelles sont les nouvelles contraintes en matière de développement urbain ?

Mohamed Ouanaya : Au Maroc comme ailleurs, la question de l’environnement est devenue centrale. Le pays doit notamment rationaliser sa gestion de l’eau ainsi que les dépenses liées à l’énergie. Aujourd’hui, dans tous nos projets, nous faisons en sorte de réutiliser l’eau, grâce à des stations de traitement. Nous recourons à cette pratique surtout lorsqu’un golf est intégré au projet.

L’objectif est aussi de réaliser un maximum d’économies d’énergie dans la conception des bâtiments. Nous privilégions ainsi l’énergie solaire pour chauffer l’eau.

Les espaces verts sont également une préoccupation constante. Toutes ces actions visent à assurer un confort accru pour les habitants tout en préservant notre environnement.

Dans les grandes villes marocaines, malgré la pénurie du foncier et son prix élevé, on ne construit toujours pas en hauteur. Pourquoi ?

En dehors des grands centres urbains où le foncier devient rare et cher, la majorité de la population marocaine urbaine préfère les résidences individuelles à la copropriété. Question de culture. Cependant, les mentalités commencent à changer et les promoteurs immobiliers s’adaptent en conséquence, suivant les schémas directeurs des grandes villes. Ainsi, à Casablanca, Rabat ou Tanger, des immeubles plus hauts apparaissent. Pour le projet Marina Casablanca, les logements résidentiels seront construits sur quatorze étages et les bureaux et hôtels atteindront 100 m de hauteur. Ce sont des IGH, des immeubles à grande hauteur.

Dans un contexte difficile, quelle est votre stratégie de développement ?

Elle repose sur quatre axes. En premier lieu, la diversification de nos activités de promotion immobilière tous secteurs confondus (résidentiel moyen et haut standing, logement économique et social, centres commerciaux, équipements, etc.).

Tout aussi stratégique, notre présence régionale – pour plus de proximité avec nos clients et nos partenaires, et pour assurer un suivi rigoureux des chantiers – ainsi que le développement des partenariats nationaux et internationaux avec des opérateurs de référence dans divers domaines de l’immobilier et du tourisme (collectivités locales, Mawared International, Pierre et Vacances…).

Enfin, en complément de notre activité de maîtrise d’ouvrage, notre groupe, adossé au holding Caisse de dépôt et de gestion (CDG), recourt à la maîtrise d’ouvrage déléguée et, pour une meilleure rentabilité, nous privilégions même la maîtrise d’ouvrage déléguée clé en main.