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Industrie pharmaceutique en Tunisie : comment faire la différence ?

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Industrie pharmaceutique en Tunisie : comment faire la différence ?

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Société

Un diagnostic optimiste

Mis à jour le 7 décembre 2009 à 16:57

La réforme du secteur porte déjà ses fruits. Pour les patients et pour les professionnels.

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Le secteur de la santé en Tunisie a connu ces dernières années de profondes mutations. La création, en 2007, de la Caisse nationale d’assurance maladie permet désormais à 90 % de la population de bénéficier d’une couverture sociale choisie. Elle a eu une incidence directe sur la croissance des volumes de production de l’industrie pharmaceutique. Avec l’augmentation du pouvoir d’achat et le vieillissement de la population, la consommation locale de médicaments a été multipliée par trois en valeur (750 millions de dinars [DT] – 389 millions d’euros – en 2008, contre 250 millions de DT en 1999), dont plus de la moitié est couverte par la production locale.

Des performances à porter au crédit d’une stratégie qui a fédéré les divers acteurs. Organismes publics (Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance, Pharmacie centrale, Direction des soins de santé de base, Laboratoire national de contrôle des médicaments…), laboratoires privés, grossistes répartiteurs : tous ont participé à la réflexion. Le monopole de la Pharmacie centrale continue quant à lui de donner un cadre rigoureux au système de distribution et contrecarre les tentatives de pénétration des contrefaçons sur le marché. À l’ordre du jour : la traçabilité, afin d’adapter les standards mondiaux aux besoins des utilisateurs locaux et de favoriser l’adoption d’une identification unifiée des médicaments (au lieu de plusieurs nomenclatures), l’objectif étant de préparer les circuits de distribution tunisiens à intégrer les normes européennes.