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Climat : à la recherche du temps perdu

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Les voix de l’Afrique

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Mis à jour le 14 décembre 2009 à 17:04

Le premier ministre Éthiopien, mélès zenawi, est le représentant officiel de l’Union africaine (UA) à Copenhague. Pour donner à l’hôte du siège de l’institution un tel rôle, cette dernière a créé une commission ad hoc de chefs d’État et de gouvernement sur le changement climatique, dont la « coordination » a été confiée à Mélès Zenawi.

Fort de cette « légitimité panafricaine », Mélès Zenawi, qui a déjà dirigé les délégations africaines aux sommets du G20, renforce son pouvoir et son image quelques mois avant les élections générales dans son pays.

Un autre Africain est également en position de force à Copenhague : Lumumba Stanislas Dia Ping, ambassadeur du Soudan aux Nations unies et chef de la délégation soudanaise, dont le pays préside le G77. « Les pays riches sont capables de sortir 110 milliards de dollars pour sauver le système financier, et on nous dit 10 milliards ? Même pas de quoi nous payer des cercueils », clame-t-il.

Très concrètement, à Copenhague, l’Afrique proposera, cette fois par la voix du président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, la création d’un fonds spécial et d’un programme d’actions ciblées sur l’Afrique lors d’une conférence, le 14 décembre, à l’hôtel Marriott de la capitale danoise.