Société

Kaïs Guiga récidive

Déjà condamné en 1997 pour des faits similaires, l’homme d’affaires est soupçonné d’être lié à un réseau international de trafic d’objets archéologiques.

Kaïs Guiga défraie à nouveau la chronique. Déjà condamné en 1997 par la justice tunisienne pour des faits similaires, cet homme d’affaires est soupçonné d’être l’un des principaux membres d’un réseau international de trafic d’objets archéologiques dont les ramifications remontent aux États-Unis et en Angleterre. Du fils d’un ancien ministre de l’Intérieur de Bourguiba, on connaît surtout la superbe maison d’Hammamet, qui a souvent fait la une des revues de décoration, alors que lui-même ne se montre guère. Principal actionnaire du projet « Bizerte Cap 3000 », dont le coût s’élève à 170 millions de dinars tunisiens (DT, 88 millions d’euros), Kaïs Guiga est aussi, via la société Singapore Tunisian Investment Company, le promoteur d’un fleuron de l’hôtellerie tunisienne, The Residence, puis du Residence Golf Club. Le projet de la marina de Bizerte répond à une demande en matière de tourisme de luxe, plus rémunérateur que les unités existantes. À la clé, un chiffre d’affaires de 200 millions de DT et la création de 15 000 emplois. Passionné de nautisme, Guiga allie ainsi « business » et plaisir.

En 1981, il quitte un emploi dans la marine marchande pour sillonner les mers. Il rachète à Herbert von Karajan son fameux voilier Helisara-VI et offre des services de charters pendant une dizaine d’années dans les Antilles et en Asie. Considéré dans l’univers des plaisanciers comme un sympathique capitaine, ce fringant quinquagénaire évolue depuis toujours dans le microcosme très fermé des happy few d’Hammamet, où il côtoie aussi bien des people de passage que la communauté italienne, dont la famille Craxi. Beaucoup se demandent ce qu’il adviendra du projet « Bizerte Cap 3000 ».

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