Politique

Elizabeth Hanson, un agent clé

| Par Jeune Afrique

Jamais la CIA n’avait enregistré de pertes aussi graves depuis l’attentat au camion piégé contre l’ambassade américaine à Beyrouth, en 1983, où elle avait déploré la mort de huit officiers. À Khost, elle en a perdu quatre, mais non des moindres. Traditionnellement, elle ne divulgue pas l’identité de ses agents, même en cas de décès. Mais en l’occurrence, il était difficile de taire le nom de l’une des victimes : Elizabeth Hanson. Ses collègues évoquent une perte considérable tant l’officier Hanson avait des connaissances encyclopédiques sur Al-Qaïda. Elle avait été repérée par la CIA lors de la présentation de sa thèse de doctorat au Colby College, à Waterville, dans le Maine. Une thèse ayant pour thème l’économie scripturale dans le judaïsme, le christianisme et l’islam. C’était quelques semaines après les attaques du 11 Septembre.

Recrutée pour intégrer la section Alex, nom de code de la cellule chargée de la traque d’Oussama Ben Laden, du Mollah Omar et d’Aymen al-Zawahiri, « Hanson faisait partie, selon un ancien agent de la CIA, de ces officiers quasi irremplaçables, de la trempe de ceux dont on dispose une fois par génération ». Parmi les six autres victimes américaines, on note la présence d’une autre femme, la patronne de la base Chapman, centre de commandement des opérations de drones contre les sites censés abriter des cadres d’Al-Qaïda ou des talibans afghans ou pakistanais.

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