Société

Mamadou Bah : Haïti au coeur

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Par  François Soudan

Directeur de la rédaction de Jeune Afrique.

Il n’était resté que deux ans au sein de la rédaction de Jeune Afrique, à la fin des années 1990, avant de revenir nous voir au gré de ses passages à Paris, mais son sourire discret ne nous a pas quittés. Mamadou Bah, 45 ans, est mort à Port-au-Prince, le 12 janvier, lors de l’effondrement de l’immeuble qui abritait le quartier général de la Mission des Nations unies, dont il était le porte-parole.

Juriste de formation, ce Franco-Guinéen né à Brazzaville et dont les racines familiales plongent au cœur du Fouta-Djalon avait été auditeur au cabinet Arthur Andersen avant d’opter pour le journalisme. À la BBC, puis à J.A., qui fut son école. Après un court passage au Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à New York, il intègre la Mission de l’ONU en RD Congo (Monuc), où il pilote la mise en place de radio Okapi.

Mais c’est en Haïti que sa carrière de fonctionnaire onusien promis à un bel avenir prend forme. Porte-parole de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), il était devenu le bras droit du Brésilien Luiz Costa da Silva, numéro deux de la mission, disparu lui aussi lors du tremblement de terre. Affable et ombrageux, fin et talentueux, ce Peul sans frontières, père de famille attentionné, avait de la fierté à revendre. Que la terre de cette île qu’il aimait tant lui soit légère.

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