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Cet article est issu du dossier «Y a-t-il une vie après le pouvoir ?»

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Politique

Maaouiya Ould Taya

Mauritanie (1984-2005), 66 ans

Depuis sa chute, Maaouiya Ould Taya vit au Qatar. L’émirat lui a accordé l’asile ainsi qu’à son épouse et à ses quatre enfants. À une condition : qu’il ne mène aucune activité politique afin de préserver la bonne entente entre Doha et Nouakchott. L’ancien colonel observe la règle à la lettre. En presque cinq ans d’exil, il n’a donné aucune interview et s’est toujours dérobé à la curiosité des journalistes. Ses proches restés en Mauritanie sont également mutiques. Au final, l’existence du président déchu de la Mauritanie tient en quelques bribes. Elles évoquent un exil confortable : luxueuse villa à Errayan, dans la banlieue de Doha, lecture, natation, télévision… et même courses au supermarché avec son épouse. Une tranquillité qu’il ne goûterait pas à Nouakchott, où son héritage est encore au centre de polémiques. Tenu pour responsable du délabrement de l’économie et des exactions commises à l’encontre des Négro-Mauritaniens au tournant des années 1980, Maaouiya Ould Taya suscite l’animosité d’une partie de la population. D’autres, inquiets de voir leurs privilèges disparaître, espèrent son retour. Bref, le sujet est brûlant. Les autorités de Nouakchott ne pourraient cependant s’opposer à son retour. Renversés en 1984 et en 2007, Mohamed Khouna Ould Haidalla et Sidi Ould Cheikh Abdallahi y coulent bien des jours paisibles.

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