Économie

Djibouti part à la conquête de la City

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Les autorités veulent suivre l'exemple de Hong Kong, Singapour ou Dubaï pour faire de leur pays la porte d'entrée orientale du commerce à destination de l'Afrique.

Les autorités veulent suivre l'exemple de Hong Kong, Singapour ou Dubaï pour faire de leur pays la porte d'entrée orientale du commerce à destination de l'Afrique. © AFP

Une délégation, conduite par le président Ismaïl Omar Guelleh, s’est rendue à Londres le 8 mai. Objectif : inciter les investisseurs britanniques à s’intéresser à cette petite République, porte d’entrée du commerce à destination de l’Afrique.

Après le Gabon fin 2012 et avant le Sénégal le 17 juin prochain, c’était au tour de Djibouti d’occuper le devant de la scène. Afin de « renforcer ses liens économiques avec le Royaume-Uni », le président Ismaïl Omar Guelleh s’est rendu à Londres, le 8 mai, à la tête d’une délégation d’une centaine de personnes (ministres, représentants des secteurs public et privé…). Une première, qualifiée de « réussite » par Ilyas Dawaleh, le ministre de l’Économie et des Finances, impressionné par le nombre de sociétés britanniques venues pour l’occasion sous les ors du Drapers Hall, à un jet de pierre de la Bank of England.

Selon les organisateurs, près de 200 avocats d’affaires, industriels, gérants de fonds d’investissement et représentants d’institutions financières ont profité de ce forum pour s’informer sur les opportunités mises en avant par le gouvernement djiboutien, notamment dans quatre secteurs clés : infrastructures, télécommunications, pêche-aquaculture et tourisme.

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Séduits

Pourquoi Londres ? « L’intérêt que nous témoigne la Chine depuis quelques années nous a convaincus que, en dehors de nos partenaires traditionnels comme la France, beaucoup d’autres pays souhaitent prendre part à notre développement économique », explique Ahmed Osman, gouverneur de la Banque centrale de Djibouti.

Les autorités affichent désormais clairement leurs intentions : suivre l’exemple de Hong Kong, Singapour ou Dubaï pour faire de leur pays la porte d’entrée orientale du commerce à destination de l’Afrique en même temps qu’une plateforme financière à vocation sous-régionale.

Dans cette optique, les investisseurs britanniques sont d’autant plus courtisés. Ces derniers semblent d’ailleurs avoir été séduits par un potentiel que la plupart d’entre eux découvraient vraiment. « C’est un État stable et géographiquement très bien situé. Ses grands projets en matière d’infrastructures vont jouer un rôle essentiel dans la région, en soutenant le dynamisme de l’économie éthiopienne ou la reconstruction de la Somalie », confirme l’un des représentants de la Standard Bank.

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