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Algérie-France : la déchirure

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Le poids des mots

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Mis à jour le 1 mars 2010 à 10:23

– « Peu de pays entretiennent des relations aussi profondes, charnelles, complexes que l’Algérie et la France… Le temps est venu de regarder l’avenir avec sérénité. »

Jacques Chirac, le 2 mars 2003

– « Une page est bien tournée et c’est à partir de ces peines partagées et de ces aspirations communes que nous nous attachons à construire un avenir plus serein. »

Abdelaziz Bouteflika, le 16 août 2004

 – « Les Français n’ont pas d’autre choix que de reconnaître qu’ils ont torturé, tué, exterminé. »

Abdelaziz Bouteflika, le 25 août 2005

 – « La colonisation a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue et de nos traditions. »

Abdelaziz Bouteflika, le 17 avril 2006

– « Je déteste cette repentance qui est une forme de la détestation de soi. La France n’a pas à avoir honte de son histoire. »

Nicolas Sarkozy, le 17 avril 2007

-« Je ne suis pas de cette génération sur laquelle pèse l’Histoire. »

Nicolas Sarkozy, le 10 juillet 2007

– « L’Algérie attend la reconnaissance des crimes commis sur son territoire durant les cent trente-deux ans d’occupation française. »

Mohamed Cherif Abbas, ministre algérien des Anciens Combattants, le 2 mai 2009

 – « Je crois qu’ils [les crimes commis par des Français en Algérie] ont été traités, pour beaucoup d’entre eux, juste après la guerre d’Algérie. Moi, mon sentiment, c’est qu’il faut dépasser cela. »

Éric Besson, ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, le 8 février 2010

– « Ce projet de loi se fixe pour objectifs de criminaliser le colonialisme et d’exiger de la France qu’elle reconnaisse tous les crimes commis durant sa présence en Algérie, présente des excuses officielles au peuple algérien et verse des compensations financières. »

Moussa Abdi, député algérien, le 14 février 2010