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Cet article est issu du dossier «RD Congo : une histoire belge»

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George Forrest : le vice-roi du Katanga

George Forrest est à la tête d'un empire considérable pour l'économie congolaise

George Forrest est à la tête d'un empire considérable pour l'économie congolaise © Vincent Fournier pour JA

La promotion d’artistes locaux, la présidence de la Fédération nationale d’équitation, le soutien à bout de bras de l’Espace culturel francophone et du musée de la ville, de nombreuses activités caritatives… À Lubumbashi, George Forrest est un « bienfaiteur ». « Je suis ici chez moi », explique l’entrepreneur naturalisé belge qui dirige le premier groupe privé congolais, dont le siège international est à Wavre, en banlieue bruxelloise, mais qui peut aussi s’enorgueillir d’avoir une place joliment décorée à son nom dans l’ancienne Élisabethville.

Mines, génie civil, cimenteries et à présent banque – depuis le rachat de la BCDC en décembre dernier, à 70 ans, Forrest s’est taillé un empire qui pèse très lourd en RD Congo. Souvent en délicatesse avec la presse belge, celui que l’on appelle affectueusement –  mais aussi avec une petite touche d’ironie – « le vice-roi du Katanga » cultive avec humour et un certain détachement cette double appartenance. « Je suis aussi consul de France honoraire ! » souligne-t-il, drapeaux congolais et français épinglés sur le revers de sa veste. Les généalogistes feront d’ailleurs remarquer que sa « belgitude » s’apparente surtout à un héritage. Pour ne pas dire à un accident de l’Histoire. De père néo-zélandais et de mère italienne arrivés en 1921 au Katanga, George Forrest n’est pas un descendant de colon mais un Congolais né dans une colonie belge.

Ses aïeux reposent au Katanga. Quant à ses trois fils – Malta, George et Mike –, après avoir poursuivi leurs études en Belgique ou aux États-Unis, ils travaillent à ses côtés, vivent à Lubumbashi et parlent le swahili. « Le retour était évident », assure Mike. L’exemple du patriarche sans doute. Même sur le point d’être exécuté à Kolwezi en 1978 par les rebelles katangais – parlant le swahili, il a fini par obtenir la grâce des assaillants –, il n’a jamais songé « à quitter son pays ».

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