Banque

Mobile banking : des revenus multipliés par cinq ?

Selon Ecobank, le nombre de clients passerait de 65,67 millions à 235,06 millions.

Selon Ecobank, le nombre de clients passerait de 65,67 millions à 235,06 millions. © AFP

Dans une étude portant sur les services financiers sur mobile, Ecobank estime que les revenus tirés de cette activité dans les pays situés entre le Sahara et l'Afrique du Sud devraient passer de 657 millions de dollars à 3,53 milliards en 2017.

Selon une étude du département de recherche de la banque panafricaine Ecobank, les revenus des services financiers sur mobile dans les pays situés entre le Sahara et l’Afrique du Sud (une zone appelée Afrique du Milieu par Ecobank) pourraient croître de 657 millions de dollars en 2012 à 3,53 milliards de dollars en 2017. Le nombre d’utilisateurs des services financiers par mobile devrait croître de 65,67 millions fin 2012 à 235,06 millions sur la même période. Cette progression s’explique selon Ecobank par un plus grand nombre d’abonnés mobiles, un déploiement accru de plateformes d’argent mobile, alors que 37% seulement des 166 opérateurs télécoms actifs en Afrique du Milieu disposent d’une telle offre aujourd’hui. Dernier facteur, une pénétration accrue des ventes de smartphones dans la région.

Aujourd’hui, « la majorité des clients mobiles en Afrique ont insuffisamment accès aux services financiers. Bien que la pénétration du téléphone mobile soit de 53%, l’accès aux services financiers est bas, autour de 24% de la population adulte selon la Banque mondiale », souligne Ecobank.

Le rattrapage des banques ?

Citant la base de données sur l’inclusion financière de la Banque mondiale, Ecobank souligne que 15% de la population adulte en Afrique du Milieu reçoit de l’argent par l’intermédiaire des téléphones mobiles, 11% envoie de l’argent en utilisant les téléphones mobiles tandis qu’un faible pourcentage (3%) paye ses factures via les téléphones mobiles.

Ecobank rappelle que l’industrie des services financiers par mobile est aujourd’hui largement dominée par les opérateurs téléphoniques, citant l’exemple bien connu de l’offre M-Pesa de Safaricom, mais aussi les cas de plusieurs autres opérateurs panafricains. Airtel a ainsi déployé son offre dans 12 pays, MTN dans onze et Orange dans neuf. Les banques, jusqu’ici réduites bien souvent au rôle de partenaires techniques, tentent désormais de réduire leur retard. Pour que celles-ci y parviennent, huit points sont fondamentaux selon Ecobank : une base de clientèle conséquente, un marché cible bien déterminé, un leadership affirmé, une promotion marketing constante, un choix technologique adapté, la combinaison d’une offre banque par internet et banque par mobile, un service accessible via tous les opérateurs mobiles et, enfin, un enregistrement simplifié.

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