Économie

Tunisie : Altime rejoint Deloitte

Deloitte compte onze bureaux à travers le continent.

Deloitte compte onze bureaux à travers le continent. © AFP

Avec le rapprochement entre le leader local Altime et le géant mondial Deloitte, le secteur du conseil tunisien vient de franchir un cap.

« Le marché du conseil a beaucoup évolué en Tunisie ; il était quasiment inexistant dans les années 2007-2008 tandis qu’aujourd’hui il y a beaucoup de demande », constate Karim Koundi, l’un des associés du nouveau cabinet Altime Deloitte. « L’objectif est d’aider nos clients à être plus performants, et surtout, plus performants que la concurrence. » Un défi qui devrait être facilité par le rapprochement qui vient d’avoir lieu. En effet, Altime, le leader du conseil en Tunisie, rejoint le cabinet international Deloitte, l’un des leaders mondiaux du secteur. Ce nouvel acteur affirme tout particulièrement sa position en Tunisie, mais c’est toute l’Afrique francophone qui est en ligne de mire.

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Pour Altime, l’intérêt consiste à s’exporter via le réseau Deloitte, fort de 11 bureaux sur la zone, et à avoir accès à d’autres métiers. Deloitte est aussi très présent auprès des bailleurs de fond, un atout non négligeable. Le cabinet, qui compte 74 000 collaborateurs à travers le monde et a réalisé 16 milliards de chiffre d’affaires en 2012 pour l’activité consulting, était déjà présent en Tunisie depuis 2003 via son association avec MS Louzir.

Palette complète

Grâce à ce rapprochement, Deloitte entre de plain pied dans le conseil en Tunisie. « Nous allons pouvoir offrir à nos clients une palette complète, relève Karim Koundi. Deloitte est la première marque de conseil de Afrique, mais nous voulons aussi booster des secteurs dont nous avons moins l’habitude, comme le tourisme et la santé ». Le nouvel acteur est déjà bien implanté dans le secteur privé, notamment dans la finance et les télécoms. Mais l’accès au secteur public est un autre facteur d’intérêt. Ainsi, le ministère du Tourisme, la Caisse des dépôts et consignations et le ministère de l’Emploi font partie des clients du cabinet.

« Ce rapprochement repose sur trois piliers, résume Emna Kharouf, directeur général d’Altime Deloitte. En plus d’asseoir le positionnement du conseil en Tunisie, nous voulons proposer une pluridisciplinarité et accompagner nos clients maghrébins en Afrique ». Un argument qui devrait séduire les entrepreneurs tunisiens, bien moins implantés en Afrique francophone que leurs homologues marocains.

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