Société

Le père de Najlae indigné

La Marocaine Najlae Lhimer montre son visa, le 10 mars 2010 à Rabat. © AFP

Le traitement de l’« affaire » Najlae Lhimer par les médias français est injuste selon le père de cette jeune marocaine expulsée de l’hexagone avant d’obtenir l’autorisation d’y retourner.

L’« affaire » Najlae Lhimer, cette jeune Marocaine battue par son frère, expulsée de France le 18 février, puis autorisée à y retourner, deux semaines plus tard, sur décision de Nicolas Sarkozy, fait des vagues au Maroc. Depuis Oujda, où il réside, le père de Najlae s’étonne qu’aucun journaliste français ne soit venu recueillir sa version des faits. Si sa fille a quitté le Maroc, en 2005, ce n’était pas, dit-il, pour fuir un mariage forcé, ainsi qu’elle le prétend (« je n’ai jamais obligé aucune de mes neuf filles à épouser qui que ce soit »), mais simplement parce qu’elle voulait aller vivre en France. Depuis, il lui aurait fait parvenir régulièrement de l’argent afin qu’elle subvienne à ses besoins, ainsi, tout récemment, qu’un extrait d’acte de naissance pour lui permettre d’obtenir son visa de retour auprès de l’ambassade de France à Rabat – et cela même si Najlae affirme avoir rompu tout contact avec lui.

Le Palais choqué
Le battage médiatique autour de cette affaire, tout comme certaines déclarations de la jeune fille (« je préfère mourir que de rester au Maroc »), ont également choqué le Palais. « Le roi a beaucoup fait pour améliorer le statut de la femme, et on nous colle une image rétrograde qui ne correspond plus à la réalité », proteste un proche du souverain.

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