Économie

Cette semaine dans Jeune Afrique

Cette semaine, Jeune Afrique s’intéresse aux zones économiques spéciales pour développer l’Afrique. Une stratégie déjà mise en place sur le continent avec un bilan mitigé.

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Mis à jour le 20 mai 2013 à 12:36

« La clé de notre industrialisation ! » C’est ainsi que Mekonnen Manyazewal, le premier ministre éthiopien de l’Industrie, a qualifié en mars la première zone économique spéciale (ZES) que la pays s’apprête à inaugurer fin juillet. Son nom : Bole Lemi Industrial Zone. Elle est aménagée près d’Addis-Abeba (Éthiopie), sur 156 ha, pour un coût de 49 millions de dollars. Son objectif est double : attirer, grâce à des avantages fiscaux, des manufacturiers des secteurs agricole, pharmaceutique et textile dont les produits à valeur ajoutée seront destinés à l’exportation ; et créer des emplois.

Le Congo, Djibouti, la RD Congo, la Tanzanie, le Nigeria, le Sénégal et bien d’autres travaillent sur des projets similaires. Pourtant, ces zones ne sont pas une nouveauté en Afrique. Dans les années 1980, lorsque le modèle économique de ces pays, basé sur l’exportation des matières premières, a montré ses limites avec l’effondrement des cours, les États africains ont été nombreux à créer ce type de zones franches, avec pour objectif de diversifier leurs économies. Avec plus ou moins de succès…

En section Entreprises & marchés, Jeune Afrique a enquêté sur ENRC. Coté à Londres, le groupe s’est constitué un empire entre la RD Congo et la Zambie. Alors que les autorités britanniques enquêtent sur les conditions d’obtention de ces actifs, le groupe kazakh cherche à préserver ses biens.

Découvrez aussi les « indiscrets » de cette semaine avec le cabinet Orrick, en première ligne pour relancer le projet de mégabarrage d’Inga en RD Congo ou encore les négociations autour de NSIA, le groupe d’assurance ivoirien détenu par ECP.

En section Décideurs, portrait du cheikh Mohammed Al Amoudi qui ne laisse aucun secteur lui échapper. Après s’être enrichi dans le BTP et le pétrole en Arabie saoudite, il se tourne désormais massivement vers le secteur agricole.

En RD Congo, Deogratias Mutombo a été choisi pour reprendre la tête de la Banque centrale du Congo, un homme discret pour succéder à Jean-Claude Masangu et dont Jeune Afrique a réalisé le portrait.

En section finance, en dépit d’une lourde dette, les pays les plus fragiles connaissent un véritable succès sur les marchés internationaux. La raison : les investisseurs en quête de rendement cherchent une alternative à la faiblesse des taux servis par les pays développés. Cette mode pourrait malgré tout ne pas durer.

Enfin, cette semaine, Jeune Afrique propose un dossier finance avec, en exclusivité, l’interview de Mohammed Bennani, PDG de Bank of Africa, filiale du marocain BMCE, qui revient sur les faits majeurs de ces deux dernières années. Mais ce dossier traite également de la conquête du marché subsaharien par les groupes sud-africains, au premier rang desquels Standard Bank, qui cherchent à s’implanter sur ces marchés à fort potentiel. Le dossier aborde également des sujets liés au capital-investissement et aux marchés financiers du continent.

Sommaire

Industrie
Des zones pour transformer l’Afrique

Les indiscrets

Entreprises & marchés
Mines – ENRC s’accroche à la ceinture de cuivre

Décideurs
Éthiopie – L’incontournable Mohammed Al Amoudi
RD Congo – Deogratias Mutombo, made in BCC

Finance
Émissions obligataires – Pourquoi la dette africaine attire

Dossier Finance