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Tunisie : Une nouvelle jeunesse

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Métiers : créatifs « wanted »

Mis à jour le 9 avril 2010 à 11:40

Il y a quinze ans, les filières artistiques et celles liées à la communication étaient peu nombreuses et menaient au chômage. Les temps changent. Aujourd’hui, plus de 50 000 étudiants ont choisi les filières du multimédia et de la communication et savent que le marché du travail les attend : les nouveaux métiers de l’urbanisme, de la publicité et de l’audiovisuel recrutent à tour de bras les diplômés de l’Institut supérieur des beaux-arts (Isbat) de l’université de Tunis, ceux de l’École d’art et de décoration (EAD) et des instituts techniques comme l’École supérieure des sciences et technologies du design ou l’Institut supérieur des arts du multimédia de l’université de la Manouba. Les étudiants maîtrisant largement l’outil informatique, l’accent est mis sur l’art, l’esthétique et les techniques du graphisme, de l’image et du son.

Les métiers liés à internet et au numérique constituent un autre pôle fort d’emploi pour les jeunes. En effet, les webmasters et les concepteurs sont sollicités par les agences et plates-formes offshore de création de sites, telle que Cortix, avec une rémunération moyenne pour les débutants d’environ 650 dinars (340 euros) mensuels, qui, le plus souvent, augmente rapidement, dès que la nouvelle recrue a fait preuve de ses compétences.

Design et stylisme-modélisme ont aussi le vent en poupe. Les créatifs sont une valeur ajoutée pour les entreprises, comme celles du secteur textile, et les nouvelles exigences des professionnels et des consommateurs en matière de décoration et de prêt-à-porter leur offrent de nombreux débouchés. Après un temps de formation en entreprise, les étudiants issus des écoles de stylisme, comme Esmod, créent souvent leur propre atelier ou s’installent en free-lance.

Dopées par l’augmentation du nombre de créations dans les domaines du spectacle vivant et de la télévision, les formations aux métiers de la scène et de l’audiovisuel, déjà bien cotées, se sont diversifiées ces dernières années au sein de l’université de Tunis (avec notamment l’Institut supérieur d’art dramatique, l’Institut supérieur de l’animation pour la jeunesse et la culture, l’Institut supérieur de musique), des conservatoires (national et régionaux), ainsi que des écoles privées, telles que l’École des arts et du cinéma (Edac) et, adossé à l’association Ness el-Fen (« Les gens de l’art »), le Centre méditerranéen de danse contemporaine (CMDC) de Tunis, créé en 2007, première école de danse contemporaine en Afrique.