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Tunisie : Une nouvelle jeunesse

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Culture

Malek Lakhoua, docteur jazz

Mis à jour le 9 avril 2010 à 11:36

Ce jeune médecin de 28 ans aux allures de gendre idéal est un fou d’huile d’olive et de jazz. C’est un pilier de la scène jazzy locale, qui participe activement à la création d’événements musicaux tels que les sessions de Jazz à Carthage, en tant que musicien et en tant qu’organisateur. Sa précieuse collection de vinyles rappelle que Duke Ellington, Count Basie et Louis Armstrong faisaient swinguer la scène du théâtre de Carthage dans les années 1960.

Malek Lakhoua a, en quelque sorte, réhabilité le jazz en Tunisie, en fondant et en animant le club de jazz du Bœuf sur le toit, à La Soukra, qui fait le plein tous les jeudis soir depuis quatre ans. La notoriété du club est telle qu’il est devenu l’étape incontournable des musiciens célèbres de passage à Tunis, tels que le bassiste camerounais Richard Bona ou le percussionniste Steve Sheehan.

Non content du « réamour » du public pour ce genre musical, Malek Lakhoua pousse l’expérience plus loin et ouvre, chez lui, une cave de jazz réservée aux amateurs éclairés. Il définit cet espace confidentiel ainsi : « Au départ, c’est un atelier de batterie ; un espace de répétitions, qui est devenu une sorte d’enceinte d’écoute. » Malek souligne que ce lieu informel a pour vocation de perpétuer la tradition africaine-américaine du jazz, de la diffuser et d’entretenir sa mémoire. Son objectif : que ce cercle d’initiés passionnés s’élargisse, à travers le plus de rencontres possible. L’essence même du bœuf. Le jazz, un temps oublié, est bel et bien parti pour faire la java chez Malek.