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« Expats » : des salaires dorés au soleil du Maghreb

Mis à jour le 4 avril 2010 à 20:54

Les investissements étrangers ont créé au Maghreb un vivier de personnel expatrié aux salaires très élevés qui inspirent de plus en plus la grille des salaires locaux. Ainsi, le top management de l’usine tunisienne de Léoni, à Mateur, reçoit des salaires de l’ordre de 60 000 euros par an et bénéficie d’avantages en nature (véhicule, logement, billets d’avion…). Crise oblige, la maison mère révise à la baisse ces contrats depuis début mars. Toutefois, certaines rémunérations peuvent encore atteindre des sommets : en Tunisie, le manager d’un important laboratoire pharmaceutique international perçoit des émoluments annuels de 312 000 euros, tandis qu’un responsable marketing, expert en téléphonie mobile dans les pays arabes, a décroché 240 000 euros par an!

Au Maroc, pour un poste de responsable administratif et financier dans une filiale d’un groupe international d’une centaine de salariés, la rémunération d’un expatrié est de 55 000 à 60 000 euros net par an, avec en outre un bonus (10 % à 15 %) et des avantages en nature. Dans l’offshoring, un patron de filiale de plus de 1 000 salariés peut décrocher 8 000 euros par mois avec une prime mensuelle d’expatriation qui varie de 500 à 1 000 euros. Une rémunération complétée, là aussi, par des avantages en nature : voiture de fonction, prise en charge partielle ou totale du loyer et de la scolarité des enfants, billets d’avion…

En Algérie, la rémunération annuelle d’un « expat », comprise entre 70 000 et 80 000 euros net, intègre une prime de risque. Toutefois, le salaire d’un directeur expatrié dans la téléphonie mobile se situe rarement en dessous de 20 000 dollars par mois (14 200 euros) – à comparer aux 3 500 euros que gagne le patron de l’entreprise publique Algérie Télécom, qu’il agrémente il est vrai de nombreux avantages en nature et frais de mission.