Politique

Les pistes pour la relance du processus électoral

Chaque camp politique a son idée pour la remise en marche du processus électoral. Reste à savoir si la relance elle-même ne sera pas source de nouveaux désaccords.

Mis à jour le 14 avril 2010 à 18:18

Plusieurs propositions sont sur la table pour relancer le processus électoral ivoirien, bloqué après les accusations de falsification des listes électorales que la majorité présidentielle a lancées en janvier dernier à l’encontre du président de la Commission électorale indépendante (CEI) d’alors, Robert Beugré Mambé.

Le Premier ministre, Guillaume Soro, envisage de mettre sur pied, avec la bénédiction des Nations unies, une commission spéciale chargée d’enquêter sur la composition des listes actuelles (6,3 millions d’électeurs). De son côté, le successeur de Robert Beugré Mambé à la tête de la CEI, Youssouf Bakayoko, qui a consulté tous les acteurs, propose de confier la gestion du contentieux aux comités de suivi mis en place en janvier, au début de la crise.

Les conclusions de l’entretien entre Laurent Gbagbo et son Premier ministre, dimanche 11 avril à Abidjan, n’ont en tout cas pas filtré. Guillaume Soro avait qualifié l’échange de « fructueux ». Mais deux jours plus tard, le président du Front populaire ivoirien (FPI, le parti de Laurent Gbagbo) Pascal Affi N’Guessan avait réclamé la recomposition des commissions électorales locales dans un entretien à jeuneafrique.com. Selon lui, Guillaume Soro devra « rendre son tablier » d’ici deux mois s’il n’est pas parvenu à faire désarmer les ex-rebelles des Forces nouvelles (FN). Pour l’heure, la relance du processus de sortie de crise dans le cadre de l’accord politique de Ouagadougou (APO), signé en mars 2007 dans la capitale burkinabè, demeure donc très hypothétique.