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Cet article est issu du dossier «Jacob Zuma peut-il rebondir ?»

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Diplomatie

Une diplomatie plus que discrète

C’est en partie la grande énergie consacrée par Thabo Mbeki à la politique étrangère qui lui a valu la piètre image d’un président absent de son pays et distant de son peuple. Reproches qui ont ouvert la voie à son grand rival et désormais successeur, Jacob Zuma.

Officiellement, la politique étrangère de l’actuel chef de l’État s’inscrit dans la continuité du bon travail de Mbeki. En réalité, l’Afrique du Sud a révisé ses ambitions à la baisse et a changé son champ d’action pour privilégier l’engagement régional (à Madagascar, par exemple). Elle est peut-être aussi devenue plus humble que lors de son passage au Conseil de sécurité de l’ONU (2007-2008), quand elle préférait se ranger du côté de l’Iran ou de la Birmanie plutôt que de soutenir les résolutions rédigées par des pays occidentaux.

Hormis une initiative heureuse lors de la conférence de Copenhague sur le climat à la fin de 2009 (mais qui n’a pas suffi à la sauver), l’Afrique du Sud s’est peu fait remarquer. Les visites d’État africaines de Jacob Zuma – Angola, Namibie et Ouganda – ont surtout servi à promouvoir les intérêts des milieux d’affaires sud-africains ou à appeler à la levée des sanctions contre le Zimbabwe.

Son voyage à Londres, en mars, visait uniquement à convaincre les Britanniques d’appuyer la demande de l’Afrique du Sud d’un emprunt de 2,77 milliards d’euros auprès de la Banque mondiale.

L’une des qualités du nouveau président sud-africain est de laisser une certaine liberté d’action à ses ministres et hauts fonctionnaires. Pourtant, la chef de la diplomatie, Maite Nkoana-Mashabane, n’a pas su en profiter et s’est peu exprimée sur la scène internationale. De même pour le Zimbabwe – préoccupation majeure de la nation Arc-en-Ciel –, où le trio négociateur (Lindiwe Zulu, Mac Maharaj et Charles Nqakula) n’a pas su s’imposer face à l’inamovible Robert Mugabe. Là-bas, la diplomatie discrète de Thabo Mbeki – que les Occidentaux lui ont suffisamment reprochée – a été remplacée par une diplomatie quasi secrète.

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