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Cet article est issu du dossier «Algérie : Bouteflika III, acte I»

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Opération mains propres et réforme de l’État

| Par Jeune Afrique

Outre la poursuite des efforts de développement, deux grands chantiers ont été lancés pour le troisième mandat d’Abdelaziz Bouteflika : celui de la réforme de l’État et celui de la moralisation de la gestion des deniers publics. Bien que ces dossiers soient aussi complexes et déterminants l’un que l’autre pour l’avenir du pays, le second, scandales financiers obligent, est le plus médiatique des deux.

La mise en examen, le 13 janvier 2010, de Mohamed Meziane, PDG du groupe pétrolier public Sonatrach, l’incarcération de son fils ainsi que d’une dizaine de cadres dirigeants de l’entreprise pour malversations et détournement constituent une première en Algérie en matière de lutte contre la corruption. Jamais une opération mains propres n’a atteint un niveau aussi élevé dans le sérail politico-économique.

Par ailleurs, plus de 1 600 élus locaux, régionaux et nationaux sont poursuivis pour criminalité financière. L’administration n’est pas épargnée : secrétaires généraux et directeurs centraux de certains ministères, officiers supérieurs et gestionnaires d’entreprises ou de banques publiques sont derrière les barreaux pour des affaires similaires. Pour rendre plus efficiente la lutte contre la corruption, Abdelaziz Bouteflika a décidé, fin 2009, la mise en place d’un observatoire indépendant – dont la composition s’avère délicate à organiser – et la création d’un organe de coordination entre les différents services d’investigations économiques, lesquels ont vu leurs moyens humains et matériel revus à la hausse.

Pour ce qui est de la réforme de l’État, en attendant le nouveau découpage territorial (le nombre de wilayas devant passer de 48 à une centaine), ainsi que l’adoption d’un nouveau code communal redéfinissant les attributions et les modes de financement des collectivités locales, le grand chantier du moment est celui de la numérisation de l’État civil, imposée par l’introduction de la carte d’identité et du passeport numériques. Un travail titanesque qui devra donner un sérieux coup de jeune à l’administration centrale et territoriale.

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