Société

Scolarisation : des progrès encore trop lents

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Mis à jour le 21 mai 2010 à 13:30

En 2000, dans le cadre d’un programme Éducation pour tous (EPT) élaboré sous l’égide de l’Unesco, la communauté internationale s’était fixé pour objectif l’accès à l’enseignement primaire de tous les enfants du monde d’ici à 2015. En Afrique subsaharienne, selon le « Rapport mondial de suivi sur l’EPT 2010 », publié le 22 avril, le taux d’inscription dans les écoles a crû cinq fois plus vite entre 1999 et 2007 que pendant les années 1990.

Le Bénin, où le taux de scolarisation est passé de 50 % en 1999 à 80 % en 2007, fait figure de premier de la classe. La multiplication par deux du nombre des enseignants au Burkina Faso, au Burundi, au Niger et au Sénégal a également contribué à cette amélioration générale.

Mais ces progrès sont encore trop lents : pour atteindre l’enseignement primaire universel en Afrique sub­saharienne d’ici à 2015, il faudrait encore former 1,2 million d’enseignants, doubler le nombre des salles de classe, ce qui représente un effort financier considérable, et lutter contre le travail des enfants.

Alors que l’Unesco plaide pour un accroissement des investissements dans l’éducation, certains donateurs du G8 tardent à livrer les enveloppes promises pour l’aide au développement lors du sommet de Gleneagles, en 2005. Ainsi, l’Afrique souffre d’un déficit de financement global évalué à 18 milliards de dollars.

En décembre 2009, l’Unesco avait invité la Fédération internationale de football association (Fifa) à prélever 0,4 % sur les recettes du Mondial et des grands championnats. Objectif : amasser environ 50 millions de dollars par an afin de scolariser 500 000 enfants. La Fifa s’est contentée, pour le moment, de se joindre à la campagne « Un but : l’éducation pour tous », visant à mobiliser l’opinion et à rappeler aux gouvernements de tenir leurs promesses.