Politique

Dov Zerah, le choix de Sarkozy à la tête de l’AFD

| Par Jeune Afrique
Le nouveau directeur général de l'Agence française de développement.

Le nouveau directeur général de l'Agence française de développement. © Meigneux/SIPA

Le candidat favori de l’Élysée a finalement obtenu le poste tant convoité de directeur général de l’Agence française de développement.

Voilà une nomination qui ne manquera pas de susciter commentaires et spéculations dans les petits milieux de la Françafrique. Après un long suspense entretenu par l’Élysée, Nicolas Sarkozy a tranché, le 19 mai, et retenu, semble-t-il, celui qui a toujours eu sa préférence.

La candidature d’Ambroise Fayolle (administrateur pour la France au FMI et à la Banque mondiale) était défendue par la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et celle de Philippe de Fontaine Vive (vice-président de la Banque européenne d’investissement) par Claude Guéant, le secrétaire général de l’Élysée. Mais Dov Zerah (55 ans), énarque et magistrat à la Cour des comptes, a été choisi pour la direction générale de l’Agence française de développement (AFD), pivot de l’aide au développement (6,2 milliards d’euros en 2009, dont 2,6 milliards en Afrique).

Les questions africaines ne lui sont pas étrangères. Directeur de cabinet du ministre de la Coopération, Michel Roussin, en 1993, Zerah a été numéro trois de la Caisse française de développement – aujourd’hui l’AFD –, président de la Compagnie française pour le développement des fibres textiles – devenue ensuite Dagris – avant de rejoindre la direction des Monnaies et Médailles, au ministère de l’Économie.

Conseiller municipal UMP de Neuilly-sur-Seine depuis 2008, il est aussi une vieille connaissance de Nicolas Sarkozy, qui a sans doute préféré placer un homme de confiance à la tête de l’agence, devenue l’un des seuls leviers tricolores d’influence dans les pays du Sud. D’autant que ce choix était par ailleurs fortement appuyé au Château par Robert Bourgi­, le conseiller officieux – mais très actif – du chef de l’État pour les affaires africaines.

« Cette nomination a une signification politique », estime un cadre de l’agence, qui s’interroge « sur une éventuelle remise en cause de la rénovation de l’aide française en Afrique ». Dov Zerah, qui a démissionné de la présidence du Consistoire israélite de Paris-Île-de-France aussitôt sa nomination connue, doit être auditionné au Parlement ce mois-ci. Entendu par les députés et les sénateurs, il aura alors l’occasion de répondre à cette inquiétude.

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