Politique

Tourabi aux arrêts

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L’opposant islamiste Hassan al-Tourabi, 78 ans, secrétaire général du Parti du congrès populaire (PCP), a été arrêté dimanche 16 mai. Il aurait été placé à l’isolement dans la prison de Kober, à Khartoum.

Le gouvernement a lié cette arrestation à la fermeture, le même jour, du journal L’Opinion du peuple, publié par le PCP et dont quatre journalistes ont été arrêtés. Il fait état d’informations « mensongères » rapportées par le quotidien : des tensions entre Khartoum et Le Caire ou la construction par l’Iran d’une usine d’armement au Soudan.

C’est la cinquième fois depuis 2001 que Tourabi est arrêté. Depuis qu’il a été écarté du pouvoir, en 1999, par le président Omar el-Béchir, dont il était très proche, il est devenu son plus sérieux adversaire. Une coalition de 17 partis d’opposition ainsi que le Mouvement pour la libération du peuple du Soudan (SPLM), le parti du Sud, ont condamné cette arrestation et menacent d’organiser des manifestations. À l’annonce de l’interpellation de Tourabi, environ 300 personnes s’étaient réunies spontanément devant le siège du PCP pour protester.

Hassan al-Tourabi avait refusé de reconnaître les résultats des élections d’avril 2010 – entachées d’irrégularités et qui ont reconduit El-Béchir et son parti au pouvoir – et avait décliné l’offre d’entrer au gouvernement.

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