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Cet article est issu du dossier «Abidjan, la saga-cité»

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Politique

En attendant la BAD

L'immeuble de la BAD, inoccupé depuis le transfert de son personnel à Tunis, en 2003. © Vincent Fournier pour J.A.

Maudit Eyjafjallajökull. À un mois de l’ouverture des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), les 27 et 28 mai à Abidjan, la fermeture de l’espace aérien européen à la suite de l’éruption du volcan islandais a failli réduire à néant des mois d’efforts. « On a frôlé la catastrophe, explique un officiel ivoirien. Heureusement, les vols ont repris juste à temps pour permettre la livraison des derniers matériaux et achever la réhabilitation de la tour de l’hôtel Ivoire qui doit accueillir les principales délégations ». Symboliquement, l’architecte Pierre Fakhoury a remis les clés de l’établissement rénové au président ivoirien, le 12 mai, lors d’une visite guidée. Le Palais des congrès, qui doit accueillir les assemblées, a été achevé au mois d’avril.

À gros enjeu, gros moyens

Plus de 2 000 personnes sont attendues pour la manifestation. Un certain nombre de séances de travail sont programmées et évoqueront l’impact du changement climatique sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, le financement du développement, le rôle de l’État et du marché, etc. Pour faire de cette rencontre un succès, les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens et ont débloqué près de 7 milliards de F CFA (10,7 millions d’euros). Il faut dire que l’enjeu est de taille. La Côte d’Ivoire espère récupérer le siège et le personnel de la BAD, délocalisés d’Abidjan à Tunis après la crise de septembre 2002, et inciter les investisseurs, hommes d’affaires et touristes à revenir.

À quelques jours des assemblées, la tension était palpable. Jusqu’au dernier moment, les autorités s’attendaient au pire : une grève du personnel de l’hôtel Ivoire (dont tous les employés n’ont pas encore été repris), une manifestation de l’opposition qui dégénère, une canalisation d’eau ou une turbine de la centrale électrique qui lâche… Il est vrai que la ville n’a pas le droit à l’erreur. Pendant une semaine, tous les projecteurs seront braqués sur elle. 

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