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Tunisie : la bio aptitude

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Économie

Le pouvoir des fleurs

Mis à jour le 17 juin 2010 à 15:46

L’essence de néroli tunisien, huile essentielle extraite de la fleur de bigaradier, a fait le succès des parfumeurs de Grasse. Pourtant, ce n’est que depuis 2005 que la Tunisie redécouvre les potentialités de sa flore en tant que « produit biologique à haute valeur ajoutée ».

La culture des plantes aromatiques et médicinales (PAM) couvre 1 030 ha – incluant l’exploitation des essences dites forestières telles que le thym et le romarin – et se développe particulièrement dans les régions de Kairouan, Béja, Zaghouan, Sfax, Gafsa et Sidi Bouzid. Le pays exporte chaque année plus de 250 t d’huiles essentielles de néroli (34 %, au total), de romarin (31 %) et de fleurs d’agrumes, de géranium, de myrte, de rose, d’armoise blanche, d’églantier et de jasmin, pour une valeur de 3,2 millions de dinars (plus de 1,7 million d’euros).

La production de PAM demeure très largement artisanale et familiale. Les professionnels s’organisent, conscients de la valeur ajoutée qu’apporte la certification bio, ainsi que du regain d’intérêt de la médecine (phytothérapie, aromathérapie…) et des industries pharmaceutique et cosmétique, qui laisse entrevoir un essor durable de la filière, même si la concurrence marocaine et égyptienne est rude. La création, en 2011, à l’initiative du pôle de compétitivité « Pass » (Pôle arômes, senteurs et saveurs) de Grasse, d’une Fédération méditerranéenne des PAM renforcera d’ailleurs les échanges commerciaux et les transferts de technologie, et donnera une visibilité au terroir tunisien.