Économie

Cameroun : Herakles Farms suspend ses activités

L’américain Herakles Farms est tenu d’arrêter temporairement ses activités au Cameroun et de se conformer à une injonction de déclaration d’utilité publique. 

Mis à jour le 22 mai 2013 à 16:56

SG-Sustainable Oils Cameroon (SG-SOC) vient de mettre une partie de ses 690 employés en congé technique et suspend momentanément ses activités au Cameroun. Une décision prise sur ordre du ministère des Forêts et de la Faune qui a enjoint la filiale locale de l’américain Herakles Farms (elle-même filiale d’Herakles Capital) d’arrêter de préparer les terres à proximité de sa pépinière de Talangaye, dans la région du Sud-Ouest. Selon le ministère, la production d’une déclaration d’utilité publique est un préalable nécessaire à la reprise de ses opérations.

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Victoire des ONG ?

Une victoire provisoire pour le Centre pour l’environnement et le développement (CED) et Greenpeace, deux ONG qui luttent depuis des mois contre le projet d’implantation d’une palmeraie par Herakles Farms. Sous pression, Herakles avait décidé en août dernier de quitter le groupement professionnel le Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO).

Dans une étude parue en février 2013, le CED mettait à nouveau en cause la pertinence de l’étude d’impact environnemental, dénonçant le non-respect des normes internationales relatives à la production de l’huile de palme, et jugeait les avantages concédés par le gouvernement exorbitants.

SG-SOC affirme, dans un communiqué en date du 18 mai, avoir obtenu « l’autorisation d’opérer » et dit s’être « toujours conformée comme elle continuera à se conformer pleinement et de manière transparente à la réglementation gouvernementale en vigueur ». En septembre 2009, Herakles Farms, qui opère également au Ghana, avait obtenu 73 086 hectares de terre en bail emphytéotique auprès du gouvernement pour la culture du palmier à huile.