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Fusions-acquisitions : le continent double la mise

Le rachat des filiales de Zain par Bharti explique en grande partie ce record. © Reuters

L’Afrique a décidément la cote chez les investisseurs. La preuve : les conclusions des analystes de Reuters, publiées le 14 juillet, mettent en évidence le doublement du montant des opérations de fusions-acquisitions sur les six premiers mois de 2010 par rapport à l’an passé, soit un total de 19,6 milliards d’euros. Le rachat par l’indien Bharti des filiales de Zain pour 8,4 milliards d’euros contribuant largement à ce résultat.

Sans surprise, le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et premier réservoir continental d’hydrocarbures, arrive en tête des marchés les plus prospectés. Et ce sont les entreprises sud-africaines qui réalisent 95 % des fusions-acquisitions.

Parallèlement, il apparaît que les banques, si elles profitent de ces investissements, voient leurs sources de revenus se redistribuer. En effet, les frais qu’elles facturent sur les fusions et acquisitions ont baissé de 23 % par rapport à 2009, pour atteindre 127 millions d’euros. Soumises à une compétition de plus en plus forte pour décrocher ces contrats, elles sont obligées de revoir leurs exigences à la baisse. Ce qui jusqu’alors représentait plus de 50 % des revenus des banques d’investissement plafonne à 39 %, le plus bas niveau depuis une décennie. Une activité qui a tout de même rapporté, en Afrique, 13,4 millions d’euros à la banque Morgan Stanley au premier semestre 2010, un peu plus de la moitié à JP Morgan et 4,5 millions d’euros pour Standard Chartered.

C’est désormais avec les opérations liées aux cotations boursières des entreprises africaines que les établissements de la place compensent la baisse des frais facturés sur les fusions-acquisitions. Au premier semestre de 2010, ce revenu a représenté 43 % de leur chiffre d’affaires. Encore un record…

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